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Nos pronostics pour la 46ème Cérémonie des César
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Après plus de 100 jours sans salles de cinéma et au cœur d’une année frappée par la pandémie, le cinéma français a su être présent pour nous montrer le meilleur. L’occasion pour la prochaine cérémonie des César de faire peau neuve ?

Le cataclysme


Après une houleuse cérémonie 2020 consacrant le J’Accuse de Roman Polanski pour la meilleure réalisation, éloignant au passage des projecteurs le sacre des Misérables de Ladj Ly, toute l’organisation des Césars s’est vue victime d’un véritable cataclysme. Précédant cette houleuse soirée, les départs consécutifs de la maîtresse de cérémonie Florence Foresti et de l’actrice Adèle Haenel, le Conseil d’administration d’Alain Terzian démissionne à quinze jours de la cérémonie, et une tribune paraît dans la presse, signée par plusieurs grandes personnalités dénonçant le système de sélection élitiste de la Cérémonie. Comme une renaissance, le réalisateur Eric Tolédano et l’ancienne patronne d’ARTE et du CNC, Véronique Cayla, sont alors nommés à la tête de l’Académie, et mèneront une réforme complète des statuts de l’Académie alors que Thomas Langmann, condamné pour accusations morales, et Alain Terzian font encore partie de la commission. Roshdy Zem, récompensé l’année précédente pour sa prestation dans le Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin et Marina Foïs occuperont ainsi chacun les postes de Président et de Maîtresse de cérémonie qui se tiendra le vendredi 12 mars à l’Olympia.

Une soirée résumée en une photo / © Berzane Nasser/ABACA

Une cérémonie importante pour une année cinéma compliquée


En plus d’un sérieux dépoussiérage d’une Institution vieillissante, cette cérémonie tombe à point nommé d’une année où en l’absence de nombreux blockbusters internationaux, le cinéma français a su se montrer de la plus dynamique des manières pour tenter de faire revenir le public dans les salles de cinéma. Des présences d’auteurs confirmant ici leurs immenses talents, d’Albert Dupontel avec Adieu les cons, à Emmanuel Mouret et son sublime Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait aux confirmations Sophie Letourneur avec Énorme et Caroline Vignal pour le succès public et critique d’Antoinette dans les Cévennes et ses 700 000 entrées, le cinéma français s’est ainsi montré de la plus vigoureuse des façons, sachant ainsi réunir comédies grand public avec le succès des Blagues de Toto et de Ducobu 3 aux côtés du succès plus “auteuriste” d’Eté 85 de François Ozon et ses 300 000 entrées. Si l’on attendait de pied ferme le dernier Quentin Dupieux, Mandibules, ainsi que la biographie sur Céline Dion entièrement interprétée par Valérie Lemercier, Aline, le cinéma français n’a cependant pas été avare en belles découvertes, dont nous vous égrainons nos favoris pour la prochaine cérémonie des César, à l’exception des meilleurs courts-métrages et courts-métrages d’animation que nous n’avons malheureusement pas eu la chance de découvrir.

Nos pronostics


Meilleur film, meilleur scénario original, meilleur montage et meilleur réalisateur : Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret

© Pyramide Films

Récompensé du Prix Lumières du Meilleur film et lauréat du 31e Prix des Auditeurs du Masque et la Plume, rien ne semble arrêter le succès public (300 000 entrées) et critique du dixième long métrage d’Emmanuel Mouret. Réalisateur ayant fait des sentiments sa marque de fabrique depuis son premier long-métrage Laissons Lucie Faire ! en 2000, Emmanuel Mouret qui officiait également en tant qu’acteur a cependant accompli un virage depuis son superbe Mademoiselle de Joncquières en 2018. Remettant au centre de l’action le dialogue amoureux comme fil conducteur de son récit, et ayant troqué la comédie pour la fatalité, Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait paraît ainsi être le véritable film sommaire de son auteur, ainsi que son chef d’œuvre.

Poursuivant avec brio l’exploration du dialogue amoureux entamée avec Mademoiselle de Joncquières où Emmanuel Mouret synthétise toute l’essence de son cinéma dans un geste magnifique. La temporalité est ainsi au cœur du film d’Emmanuel Mouret qui prend intelligemment le temps de dépeindre avec finesse des amours qui naissent et meurent pour nous guider vers une impasse sublime d’un cœur qui n’a jamais dit son dernier mot. Véritable fil conducteur du récit, le temps demeure ici comme un juge inéluctable qui aura raison des sentiments et des promesses et ce, malgré la beauté et l’intensité des désirs. La durée néanmoins suffisante pour Emmanuel Mouret, de signer un grand drame, sensible et bouleversant qui n’a pas fini de nous chambouler. Chose dite, chose faite.

Meilleur actrice : Laure Calamy pour Antoinette dans les Cévennes ex-aequo avec Virginie Efira pour Adieu les cons

© Diaphana, Gaumont

Pour cette catégorie, notre cœur balance. D’un côté, enfin la place offerte en haut de l’affiche à l’une des plus bouillonnantes révélations de Dix pour Cent, Laure Calamy, Caroline Vignal taillant un personnage sur mesure à l’actrice qui peut ici déployer toute la richesse de son jeu et de son immense talent dans un portrait de femme radieux. Parce qu’Antoinette dans les Cévennes compile ici tous les rôles de charmantes, envahissantes et dociles femmes que Laure Calamy avait interprétée jusqu’à présent pour en proposer une brillante synthèse, place enfin méritée pour l’actrice, qui la mènera peut-être jusqu’au César.

De l’autre, Virginie Efira, plus grande révélation de ces dix dernières années qui s’en est même allée jouer un premier rôle chez le très attendu prochain film de Paul Verhoeven. Si depuis que l’actrice a fait ses armes dans la comédie, elle n’a depuis de cesse d’enchaîner les époustouflantes prestations, de Victoria de Justine Triet à Un amour impossible de Catherine Corsini, et de désormais n’attirer le public que sur sa seule et unique présence à l’affiche. Le dernier film d’Albert Dupontel lui taille ainsi une place de choix, et paraît ainsi comme une véritable déclaration d’amour à l’actrice. Parce que Virginie Efira illumine ainsi véritablement Adieu les cons, qui même dans ses longueurs peut compter sur son indéfectible optimisme, ici habillé d’un pull-over et d’escarpins rouge. Véritable éclat redonnant la foi à deux protagonistes laissés sur le carreau, son personnage les guidera dans une quête qui tentera de redonner tant bien que mal des couleurs à une vie terne et désespérée. Parce qu’Adieu les cons, c’est elle, véritable lueur d’espoir dans cette jungle où les individus ne paraissent être que des employés interchangeables enchaînés à leur poste de travail qui n’auront pour vivre que le rayon de soleil à travers la fenêtre de leur petit bureau.

Meilleur acteur : Sami Bouajila dans Un fils

© Cinétéléfilms, Dolce Vita Films, 13 Production

Comme Roshdy Zem, son collègue d’Indigènes récompensé l’année précédente et Président de cette année, Sami Bouajila peut attester d’une carrière importante aux rôles variés. Déjà récompensé en 2012 pour son incarnation d’Omar Raddad dans Omar m’a tuer (de Roshdy Zem, décidemment), Sami Bouajila n’aura eu de cesse de naviguer entre les genres avec toujours la même réussite, de la comédie populaire réussie pour Good Luck Algeria au film d’action bourrin et décomplexé avec Braqueurs et Lukas de Julien Leclercq en passant par le film d’auteur avec Les Témoins d’André Téchiné. Cette année, sa prestation dans Un fils de Mehdi Barsaoui est tout simplement bouleversante et a déjà été récompensée à la Mostra de Venise 2019. De quoi sérieusement faire de l’ombre à ses concurrents et rejoindre Roshdy Zem dans la lumière, avant le siège de Président dans les années à venir ?

Meilleure actrice dans un second rôle et meilleurs costumes : Yolande Moreau, Noémie Lvovsky et Madeline Fontaine pour La Bonne Épouse

© Photo Carole Bethuel, PFA – Les Films du Kiosque

Si La Bonne Épouse n’est pas exactement la bonne surprise attendue, et que Juliette Binoche se retrouve laissée de côté pour la nomination au César de la Meilleure Actrice, il est cependant plus que logique de voir figurer les deux excellentes interprétations de Yolande Moreau et Noémie Lvovsky. Incarnant toutes deux un enfermement féminin aussi drôle que touchant, leurs prestations mènent La Bonne Épouse vers le haut, même lors d’une errance finale saugrenue et ratée. Yolande Moreau incarne ainsi un morceau de poésie à elle-seule, déjà récompensé à juste titre de plusieurs Césars. Tandis que Noémie Lvovsky, en mère supérieure stricte et obstinée, n’a pas encore connu les honneurs d’une récompense et ce malgré une carrière en tant qu’actrice et réalisatrice plus qu’exemplaire. Nommée depuis 2002 et toujours repartie bredouille, la voir récompensée pour ce rôle d’inénarrable bonne sœur, et ce même en compagnie de Yolande Moreau, serait plus que mérité. Les tenues hautes en couleurs contribuent également à amener de la vie dans ce très strict pensionnat féminin, offrant à ses héroïnes guindées le parfum de liberté enfin retrouvé, et un César plus que mérité pour Madeline Fontaine.

Meilleur acteur dans un second rôle : Nicolas Marié dans Adieu les cons

© Gaumont

On ne connaît le visage de Nicolas Marié que comme celui d’un toujours impeccable second couteau de la comédie française. Ayant débuté sa carrière avec Albert Dupontel dans son uppercut Bernie, on l’a depuis retrouvé aux côtés du duo Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dans Case Départ, du Palmashow (qui apparaît également dans Adieu les Cons), et aux côtés de La Bande à Fifi dans le récent 30 jours max. Dans Adieu les cons, l’acteur trouve enfin la place qu’il mérite en haut de l’affiche, dans le rôle d’un aveugle ayant une phobie de la police, tout en poésie et en sensibilité. À l’image de Laure Calamy, Nicolas Marié mériterait enfin cette année d’être sur le devant de la scène pour paraître, on l’espère, enfin en haut de l’affiche dans les années à venir.

Meilleur espoir féminin : Mélissa Guers dans La fille au bracelet

© Le Pacte

Il fallait instiller une sacrée part de mystère dans l’interprétation de cette adolescente dont on ne saura jamais rien de la culpabilité dans cette Fille au bracelet, troisième audacieux long-métrage de Stéphane Demoustier. Parce que les films de procès avaient déjà récemment engendrés en France la belle surprise d’Une intime conviction, le réalisateur fait également ici le choix de garder une part d’ombre afin d’intelligemment distiller le doute. Ainsi, si Anaïs Demoustier s’avère excellente comme à son habitude en avocate de la défense, Melissa Guers incarne de son visage impassible le trouble qu’il fallait pour son personnage. Des yeux innocents, mais un bracelet à la jambe, et tous les méandres d’une personnalité dont on ne saura démêler les agissements, et une jolie révélation toute en opacité.

Meilleurs espoirs masculins et Meilleure adaptation : Félix Lefebvre, Benjamin Voisin et François Ozon pour Été 85

© Jean-Claude_Moireau_2020_MANDARIN PRODUCTION_FOZ_France 2 CINEMA_PLAYTIME PRODUCTION_SCOPE PICTURES)

François Ozon, après le succès du grand et lumineux Grâce à Dieu, injustement boudé aux derniers Césars, s’en est allé puiser dans ses souvenirs de jeunesse en adaptant La Danse du Coucou d’Aidan Chambers. Été 85, c’est ainsi une œuvre tout personnelle pour le réalisateur hyper-productif, qui transfigure ici l’exercice pour nous parler d’un douloureux premier amour, superbement campé par les révélations Félix Lefebvre et Benjamin Voisin. Si Été 85 est ainsi douloureusement séparé entre insouciance et fatalité, c’est que le film de François Ozon se fait ici plus intimiste qu’à l’accoutumée. Il n’en demeure pas moins une prolongation essentielle des obsessions de son auteur, qui en plus d’épouser complètement l’exercice d’adaptation, le transforme en une part essentielle de lui-même et de son cinéma.

Meilleur premier film : Deux réalisé par Filippo Meneghetti 

© Paprika Films, Tarantula Luxembourg, Artemis Films

Si le premier long-métrage de Filippo Meneghetti à été choisi cette année pour représenter la France aux Golden Globes (où il est cependant reparti bredouille) et aux Oscars dans la catégorie du Meilleur film étranger, ce n’est pas pour de maigres raisons : oui, Deux est bel et bien un premier film admirable et sensible. Porté par la sublime interprétation du formidable trio de comédiennes Barbara Sukowa, Martine Chevallier et Léa Drucker, le premier long-métrage de Filippo Meneghetti illustre de la plus juste des manières l’enfermement dans les convenances de deux femmes âgées, retrouvant leur jeunesse perdue au cœur d’une relation amoureuse dissimulée. Bouleversant dans ce qu’il décrit avec une infinie justesse, Deux mène ainsi la dragée haute et la victoire du cœur face au pourtant très fort Mignonnes de Maïmouna Doucouré , à l’hilarant Tout Simplement Noir de John Wax et Jean-Pascal Zadi, au radieux Un divan à Tunis de Manele Labidi et au sensible Garçon Chiffon de Nicolas Maury, qui demeure pour nous son plus sérieux prétendant.

Meilleure musique originale : Rone pour La Nuit Venue

Quelle meilleure idée, pour habiller l’errance nocturne de La Nuit Venue, que de faire appel au talent de Rone ? Alors que la musique électronique s’était dernièrement vue sacrée aux Césars avec la bande originale de 120 Battements par minutes d’Arnaud Rebotini, Rone s’est déjà vu récompenser par le Festival International du Film de Saint-Jean-De-Luz ainsi qu’au Festival de La Baule et aurait donc toutes ses chances de se voir confirmé par un César. Il est peu dire que les compositions de Rone épousent à merveille les images du premier long-métrage de Frédéric Farucci et s’apprécient au-delà du visionnage. Accompagnées où non de la voix douce de Camélia Jordana, les nappes de Rone se font un acteur essentiel de La Nuit Venue, habillant gracieusement les espaces urbains désertiques en les inondant d’une poésie irréelle.

Meilleur film d’animation : Calamity, une enfance de Martha Jane Canary de Rémi Chayé

Critique Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
© GEBEKA Films

Chez Focus, on n’aura eu de cesse de vous déclarer notre flamme pour le film de Rémi Chayé, qui dépasse rapidement la biographie fantasmée pour se muer en un récit universel sur le désir profond de vivre sa vie tel qu’on le souhaite sans avoir peur de briser les codes établis. Le récit comme l’animation sont ainsi entièrement mis au service d’une jeune Calamity Jane et d’une galerie de personnages finement écrits, les rendant aussi attachants que tendrement cruels, dans une leçon de vie prenante et rêveuse. Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary illustre ainsi à merveille le rêve d’une liberté totale vu par le prisme d’un enfant, mettant gentiment au placard les codes d’une époque étouffante pour une aventure aussi attachante qu’universelle. Assurément l’une des plus belles ballades vécues cette année sur grand écran.

Meilleur film documentaire : Adolescentes de Sébastien Lifshitz

© ARTE, Agat Films & Cie

Malgré l’épidémie, l’année 2020 aura été celle de la confirmation du talent de documentariste de Sébastien Lifshitz, qui en plus d’Adolescentes, déjà récompensé par le prix Louis-Delluc en 2020, aura pu réunir des millions de spectateurs devant son bouleversant Petite Fille sur ARTE, qui s’il avait été nommé aurait pour nous mérité le César du meilleur documentaire sans aucune hésitation. Mais Adolescentes lui tient la dragée haute, de par son observation sur plusieurs années et d’une France frappée par les attentats et de deux adolescentes issues de classes sociales différentes. Sébastien Lifshitz signe ici son Boyhood à lui, en gardant l’incroyable distance malgré un regard au plus près de l’intimité de ses deux jeunes femmes, qui de par leurs milieux se trouveront obligés de prendre des routes différentes. Aussi touchant qu’actuel, Adolescentes consacre ainsi définitivement Sébastien Lifshitz en maître incontesté du documentaire cette année, et pour les années à venir.

Meilleur film étranger : Drunk de Thomas Vinterberg

© Haut et Court

Drunk et ses goûts de liberté est tombé à point nommé au sein d’une année plus que compliquée. Les retrouvailles entre le duo de La Chasse, Thomas Vinterberg et Mads Mikkelsen n’ont pas déçu. Parce que l’on retrouve dans Drunk tout le meilleur du cinéma de Thomas Vinterberg qui revient enfin sur ses terres danoises avec l’acteur qui lui a valu sa seconde réelle reconnaissance après Festen. L’observation de ce cercle d’amis et de cette amitié fraternelle convoque ainsi le meilleur de Kursk, précédent métrage bien trop lisse du réalisateur danois qui prend ici un plaisir évident à s’entourer d’une troupe d’excellents acteurs portée par un Mads Mikkelsen parfait comme à son habitude. Drunk, s’il n’a malheureusement pas les airs de véritable bouffée d’air frais éthylique promises’avère cependant être une agréable sortie de route et un portrait touchant d’une société suédoise guindée portée par de formidables interprètes. Crise de la cinquantaine oblige, la morale n’est malheureusement jamais loin pour un décevant retour à la réalitéqui n’aura heureusement pas raison du véritable plaisir communicatif de cet agréable breuvage qu’est Drunk.

Meilleure photographie et Meilleur décors : Alexis Kavyrchine et Carlos Conti pour Adieu les cons

Adieu les cons :
© Gaumont

Albert Dupontel, en artiste perfectionniste et passionné, s’est toujours évertué à faire des ses films des objets ultra-travaillés, s’entourant même de Benoît Debie, l’un des plus grands directeurs photo ayant officié pour Dario Argento, Gaspar Noé, Wim Wenders et Harmony Korine pour son Enfermés dehors. Alexis Kavyrchine poursuit ainsi brillamment pour Adieu les cons cette volonté d’un film à l’esthétique léchée, où la photographie magnifie cet univers anxiogène des décors superbes de Carlos Conti où Albert Dupontel, Virginie Efira et Nicolas Marié évoluent à merveille. Instillant de la poésie et de l’irréel dans des décors désolés, on avait déjà pu admirer le travail d’Alexis Kavyrchine chez Kyoshi Kurosawa, Cédric Klapisch, et sa photo avait même pu sublimer le glacial Chanson Douce de Lucie Borleteau ainsi que La Douleur d’Emmanuel Finkiel.

La 46ème cérémonie des César sera diffusée le vendredi 12 mars en clair sur CANAL+.

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