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Le 19 mai, on retourne au cinéma voir Le Dernier Voyage, premier film de SF français de Romain Quirot
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En l’absence de blockbusters internationaux, on avait laissé le cinéma français en pleine forme, riche de propositions et de véritables réussites. On le retrouve donc encore plus ambitieux, avec un premier film, qui de plus est de SF, avec Le Dernier Voyage de Romain Quirot.

On l’aura attendue, fantasmée et même rêvée cette fameuse réouverture des salles, et la voilà enfin. Si l’embouteillage prévu s’avère aussi excitant que véritablement problématique pour des sorties plus confidentielles (voir notre liste en fin d’article), l’on peut se réjouir d’une proposition hexagonale encore plus forte, rompant net avec les sempiternels clichés propres à notre cinéma. Exit donc pour ce mercredi, la lumière offerte à des comédies potaches avec Christian Clavier où même Didier Bourdon, où des fameux drames auteuristes qui font cauchemarder tous les fans de cinéma d’action : en plus de se montrer encore une fois de la plus belle des manières au sein d’une année que l’on espère meilleure que celle passée, l’on réserve nos retrouvailles avec les salles de cinéma avec un premier film de science-fiction fabriqué chez nous.

© Tandem

Romain Quirot, qui êtes-vous ?


Ce film, ce sera donc Le Dernier Voyage signé Romain Quirot, auteur de la saga littéraire Gary Cook, et déjà lauréat de plusieurs prix pour ses différents courts-métrages. On y trouve ainsi les débuts prometteurs d’un jeune cinéaste fan de Blade Runner ayant fait ses armes avec le caméscope de ses parents qui engendrera plus d’une centaine de courts-métrages. Débutant sa carrière avec un documentaire dédié au rap français alternatif, Un jour peut-être, une autre histoire du rap français, lauréat ensuite du Grand prix du Jury du 4e Nikon Film Festival en 2013 avec Un vague souvenir en étant carrément primé dans plusieurs festivals avec Le Dernier Voyage de l’énigmatique Paul W.R, film dont Le Dernier Voyage est donc adapté. Sans goût particulier pour la science-fiction, Romain Quirot met d’abord en avant des images d’enfance et le récit d’un homme sauveur de l’humanité pas vraiment prêt à porter ce lourd fardeau.

Poussé par son acteur principal Hugo Becker , découvert dans la non moins géniale série Au Service de la France, Romain Quriot se lance dans le long-métrage qui nous conte donc dans un futur proche, une mystérieuse lune rouge exploitée à outrance pour son énergie. Alors que cette dernière change brusquement de trajectoire et fonce droit sur la Terre, Paul W.R, le seul astronaute capable de la détruire, refuse d’accomplir cette mission et disparaît. Traqué sans relâche, Paul croise la route d’Elma, une adolescente au tempérament explosif qui va l’accompagner dans sa fuite. Si sur les notes de l’entêtant Cambodia de Kim Wilde, les premières images oscillent entre le post-apocalyptique d’un Mad Max et le goût pour les décors si particuliers, en plus de robots convoquant tout à tour les Stromtroopers et le Chappie d’un Neil Blonkamp. Des références rares à citer pour un cinéaste bien de chez nous, et donc la promesse d’une véritable découverte loin des sentiers battus proposés dans nos salles.

© Tandem

Entre belle promesse et grand pari


Le Dernier Voyage, s’il peut compter sur un casting solide, où l’on pourra retrouver autour d’Hugo Becker des noms comme Jean Reno, en Elon Musk moderne, qui semble enfin redonner à sa filmographie une once d’intérêt avec un clin d’œil à ses débuts chez Luc Besson convoquant ainsi directement Le Dernier Combat, Philippe Katerine, Bruno Lochet (que l’on retrouvera également dans Mandibules) ainsi que le formidable Paul Hamy vu récemment dans Madame Claude et Lya Oussadit-Lessert, fait preuve d’un véritable pari. Avec Luc Besson, donc en influence principale, et un premier long-métrage présenté au Festival du Film Francophone d’Angoulême, marquant la première proposition d’une toute jeune boite de production, Tandem, sous l’égide de Mathieu Robinet, ancien directeur général de Bac Films.

On ne saurait donc que trop vous conseiller d’encourager ce genre de beau pari et de belle promesse en plus de découvrir où de redécouvrir les formidables Adieu les Cons (dorénavant affublé d’une palanquée de César), Drunk (également gagnant des César et Oscar du Meilleur film étranger, avec un remake américain dorénavant prévu avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre), Petit Vampire, le Mandibules de Quentin Dupieux qui bénéficie enfin d’une promotion à la hauteur du talent de son réalisateur, ADN , L’Etreinte avec Emmanuelle Béart et Envole-moi de Christophe Barratier, pour les fans de films d’auteurs français, le curieux Tom et Jerry, et le film Demon Slayer, tous les feux semblent au vert pour des retrouvailles à la hauteur du vide laissé par la fermeture de nos chères et précieuses salles de cinéma.

Le Dernier Voyage sera à découvrir dès le 19 mai dans les salles.

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