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Et si l’on croyait enfin (un peu) au cinéma français ?
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Fustigé de toutes parts pour ses comédies beaufs où ses films d’auteurs nombrilistes dont la charte visuelle se répète au gré des productions, et si l’on se disait que le cinéma français était une véritable richesse, surtout en ces temps d’épidémie ?


Dans une fin d’année hantée par le spectre de la COVID-19 et désertée par les blockbusters, au temps où James Bond, Wonder Woman et Dune se trouvent repoussés et où le mastodonte Disney préfère se consacrer au streaming, le cinéma français a su être au rendez-vous en étalant la richesse des ses talents et de sa proposition. La preuve s’il en fallait une que notre cinéma hexagonal est d’une véritable richesse et non pas un catalogue qui se répète à l’infini, et que derrière des sorties comme Les Blagues de Toto peuvent se trouver autre chose qu’une simple boutade mais une réelle belle proposition.

Allez en avant le cinéma français

Une proposition riche et audacieuse


Le 30 juin, 1 million de spectateurs seraient retournés en salles. Si faute de blockbusters les films hexagonaux ont trusté les meilleures places, c’est parce que derrière les succès plus où moins attendus, même en temps d’épidémie, des Blagues de Toto et de Divorce Club, l’été a débuté sous les meilleures auspices avec la sortie de Tout Simplement Noir et ses 800 000 entrées. La comédie en documenteur hilarante très réussie porté par un parterre de guests prestigieux de Jean-Pascal Zadi et John Wax a ainsi entamé un ballet de propositions estivales audacieuses portées par le nom aujourd’hui incontournable de Jonathan Cohen. Que ce soit avec Terrible JungleEnorme , deux comédies sortant agréablement des sentiers battus avec l’aventure teintée d’absurde en credo pour l’une et une véritable dénonciation de l’appropriation du corps féminin qu’est l’accouchement pour l’autre, le comique a ainsi vu grimper en flèche sa côte de popularité mise au service de propositions cinématographiques intéressantes.

Ils sont où les spectateurs ils sont où ?

Des noms de l’acclamée série Dix Pour Cent, (qui dévoilera bientôt sa quatrième saison) ont aussi assuré le service (avant la sortie de Garçon Chiffon de et avec Nicolas Maury) avec tout d’abord Grégory Montel pour le très télévisuel Les Parfums, Liliane Rovère en mère qui a perdu la mémoire dans l’étonnamment sympathique La Daronne et surtout la véritable révélation et le succès critique et populaire d’Antoinette dans les Cévennes porté par l’impériale Laure Calamy. Comédie féministe prolongeant avec plaisir un climat estival incertain, on trouve derrière ce dernier et Tout Simplement Noir, Terrible Jungle Enorme, le nom de jeunes cinéastes qui signent leur premier long-métrage où ne sont pas encore vecteurs de succès en France. Si les castings de leurs longs-métrages ont tous pu se permettre de trouver l’oreille plus attentive de producteurs et du public, les noms de Caroline Vignal, Jean-Pascal Zadi, John Wax, Hugo Benamozig, David Caviglioli et Sophie Letourneur font véritablement état d’une nouvelle génération de cinéastes ambitieux. Loin des habitués du box-office et des recettes qui se répètent à foison avec le même casting venu payer ses impôts, le cinéma français a donc dès l’été fait pencher la balance du meilleur côté.

Le rendez-vous des champions


Si les cinéphiles comme les fans de pop-corn movies seront horrifiés d’apprendre qu’à part Christopher Nolan que ni Denis Villeneuve, ni Cary Joji Fukunaga, ni même le studio Pixar ne seront au rendez-vous de cette fin d’année, en France on dégaine nos plus grands talents avec des projets véritablement fédérateurs. Les noms d’Albert Dupontel avec Adieu les Cons, véritable cinéaste alliant la comédie populaire et la cinéphilie la plus pointue reviendra après les succès consécutifs de 9 mois ferme et d’Au Revoir Là-Haut. Alexandre Astier dégainera le très attendu Kaamelott : Premier Volet, et Valérie Lemercier qui semble faire son grand retour devant et derrière la caméra en incarnant du berceau à aujourd’hui la vie de Céline Dion dans Aline, ainsi que le Mandibules de l’électron libre Quentin Dupieux, qui verra le Palmashow dresser une mouche géante afin de se faire un peu d’argent seront bels et bien au rendez-vous. Même à côté de ceux, moins prestigieux cinématographiquement mais tout aussi fédérateurs que Philippe Lacheau et Tarek Boudali, qui après les succès consécutifs des Babysitting, d’Alibi.com et de Nicky Larson, présenteront ce mercredi 30 Jours Max.

Nos Avengers à nous

Avant la sortie d’OSS 117 : Alerte Rouge en Afrique Noire en début d’année prochaine, la volonté de mettre ces projets en avant est claire, comme si nos Avengers à nous étaient réunis pour réunir les spectateurs dans les salles de cinéma, si bien que les sorties d’Aline et de Mandibules ont été avancées et qu’Alexandre Astier assurera la sortie son premier volet de Kaamelott à la date prévue, le 25 novembre. Autant de noms et de projets qui font se dire que même sans blockbusters, notre cinéma se trouve plus que jamais dans une forme resplendissante. Et qu’il est grand temps de retourner en salles pour le voir et l’applaudir comme il se doit.

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Commentaires 2

  1. Nos pronostics pour la 46ème Cérémonie des Césars

    […] à point nommé d’une année où en l’absence de nombreux blockbusters internationaux, le cinéma français a su se montrer de la plus dynamique des manières pour tenter de faire revenir le public dans les salles de cinéma. Des présences d’auteurs […]

  2. Le 19 mai, on retourne au cinéma voir Le Dernier Voyage, premier film de SF français de Romain Quirot

    […] l’absence de blockbusters internationaux, on avait laissé le cinéma français en pleine forme, riche de propositions et de véritables réussites. On le retrouve donc encore plus ambitieux, […]

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