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L’espion qui m’aimait : J’aime Bond
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L'un est Britannique. L'autre est Russe.

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L’espion qui m’aimait poursuit avec brio les aventures de James Bond dans la peau de Roger Moore. Après L’Homme au pistolet d’or, Bond affronte le monstrueux Requin pour une mission parfaitement remplie.

L’espion qui m’aimait arrive trois longues années après L’Homme au pistolet d’or, précédé de problèmes juridiques au sujet de droits de la franchise et de l’utilisation qu’aurait voulu faire les producteurs de l’organisation SPECTRE et de son leader Blofield, antagoniste important de l’œuvre de Ian Fleming. A cours de scénaristes et de réalisateurs, ce dixième opus se voit réécrit en y remplaçant Blofield par Karl Stromberg et la création de son monstrueux homme de main, le bien nommé Requin est son effroyable dentition. Après le refus de Guy Hamilton, réalisateur entre autres, de Goldfinger et du précédent opus Lewis Gilbert, qui avait déjà mis en scène On ne vit que deux fois avec Sean Connery est de retour. Pour le meilleur.

L'Espion qui m'aimait
” Je tire, tu pointes et on finira bien par le toucher ce cochonnet “

L’espion qui m’aimait voit ainsi Bond faire équipe avec une espionne russe pour tenter d’élucider les mystérieuses disparitions de sous-marins nucléaires russes et britanniques. Un antagoniste qui veut détruire le monde, et un homme de main de plus de deux mètres armé d’une mâchoire d’acier face à eux, tel est le programme, véritablement réjouissant de ce dixième opus de la saga qui voit Roger Moore renfiler pour une troisième fois le costume de l’agent 007. Le film de Lewis Gilbert s’échigne ainsi à cocher avec brio toutes les cases qui font des opus de la célèbre saga leur fameuse réputation.

Une James-Bond Girl qui n’en est pas réellement une, jouant à armes égales avec James Bond est l’un des choix faisant partie de cette opération parfaitement bien équilibrée qu’est Tuer n’est pas jouer. Débutant sous les impressionnantes pyramides égyptiennes, nos agents se trouvent ainsi écrasés par l’ampleur des monuments et la toute-puissance de l’antagoniste dans une première apparition très réussie, sous des lumières vertes, de l’ogre Requin. Dans une aventure impeccablement rythmée mettant parfaitement à l’honneur l’humour au centre de l’interprétation de Roger Moore, Tuer n’est pas jouer joue de bout en bout la carte du charme, et cela lui réussit.

L'Espion qui m'aimait
Des amis pour la vie

Dans une unique et impressionnante poursuite, qui fera s’affronter la Lotus sous-marine de James Bond face à véritablement tous les engins, en terre comme sur mer dont les sbires du puissant antagoniste sont équipés, L’espion qui m’aimait réussit comme le véhicule sur tous les plans. De l’histoire d’amour irrémédiablement vouée à une issue fatale aux impressionnants décors marins de l’antagoniste avec en toile de fond son film de sous-marin plus militaire , ce dixième opus gagne sur tous les plans, mêmes les plus machiavéliques en distillant avec efficacité une action qui éclatera dans un final, une fois de plus explosif mais véritablement impressionnant dans sa gestion de film militaire, répondant avec brio à un ennemi aux desseins gigantesques.

L’espion qui m’aimait réussit ainsi sa mission avec brio. En jouant à fond sur tous les plans de ce que la saga a su offrir de meilleur dans un film certes géré avec efficacité mais n’en oubliant néanmoins pas le charme, ce dixième opus démontre avec brio que Bond en a encore sous le capot. Et que l’on peut aisément continuer à aimer l’espion , sans en rougir.

L’espion qui m’aimait est disponible en VOD, Blu-ray, DVD et coffret intégral.

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Détails :

Date de sortie
7 juillet 1977
Genres
Aventure, Action, Thriller
Résumé
Les gouvernements soviétique et américain sont sur les dents : on leur a dérobé des sous-marins nucléaires. L'agent 007 et Anya, charmante espionne soviétique, tentent de déjouer les noirs desseins du méchant Stromberg...
Durée
2 h 05 min
Production
United Artists, Eon Productions, Danjaq
Acteurs
Roger Moore, Barbara Bach, Curd Jürgens, Richard Kiel, Caroline Munro, Walter Gotell, Geoffrey Keen, Bernard Lee, George Baker, Michael Billington, Olga Bisera, Desmond Llewelyn, Edward de Souza, Vernon Dobtcheff, Valerie Leon, Lois Maxwell, Sydney Tafler, Nadim Sawalha, Sue Vanner, Eva Rueber-Staier, Robert Brown

Critique écrite par : Kantain

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