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Bons baisers de Russie : Train d’enfer
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Amicalement 007 !

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Bons baisers de Russie étend avec brio la mécanique d’orfèvre du premier opus dans un film d’espionnage ambitieux et tendu, et ce jusque dans ses dernières minutes.

Bons baisers de Russie voit son budget doublé grâce au surprenant succès de James Bond 007 contre Dr No. Pour éviter toute controverse politique, le SMERSH du roman de Ian Fleming par l’organisation SPECTRE, devenu ensuite un ennemi incontournable pour James Bond, offrant à ce second volet toute sa tension sourde due à cet ennemi puissant, manipulateur et invisible. Si Sean Connery voit ainsi son salaire augmenter, Terence Young revient à la mise en scène pour une aventure plus ambitieuse et beaucoup plus tendue, faisant véritablement décoller le mythique agent double après sa prestigieuse présentation.

Bons Baisers de Russie
© EON Productions

Bons baisers de Russie débute ainsi par l’exécution de James Bond : ambiance froide sur fond de répétition d’une organisation puissante dont le célèbre agent est désormais la cible principale. Présenté dans le somptueux décor d’une partie d’échecs, la présence de l’organisation SPECTRE insuffle ainsi à ce second volet toute la puissance de ces puissants antagonistes. A l’instar de James Bond 007 contre Dr No, le plan ne se déroulera pas sans accroc, insufflant une tension moite et palpable lors d’une très réussie évasion ferroviaire. Parce qu’après avoir retrouvé de sa superbe lors d’une séduisante ballade de santé à Istanbul, Bond endossera cette fois le rôle de marionnette d’une organisation qui a une longueur d’avance sur lui.

Parce que l’ambition de Terrence Young se fait ici plus hitchcockienne, Bons baisers de Russie y gagne en épaisseur d’une aventure qui n’en démord jamais, fabuleusement rythmée et mise en scène. Sean Connery revêt à merveille le costume d’un agent poussé dans ses retranchements devant faire appel à l’indiscutable charisme de l’acteur, tout en humour et en action. Ce deuxième opus ne choisit ainsi plus de faire défiler les décors comme des vignettes luxuriantes mais choisit de travailler son rythme en allongeant les scènes pour donner à Bons baisers de Russie ce goût d’un film d’espionnage sans temps mort, dont le tempo à l’imparable mécanique ne prendra fin que lors de ses dernières savoureuses minutes.

Bons Baisers de Russie
© EON Productions

Parce qu’il choisit une route semée d’embûches dont son héros n’est plus le cerveau, Bons baisers de Russie réussit ainsi brillamment à faire évoluer son héros et sa saga sur des bases encore plus solides d’une proposition de film d’espionnage haut de gamme aux influences hitchcockiennes parfaitement maîtrisées, le film de Terrence Young continue à mener vers le haut la route d’un héros charismatique qui avait tout pour marquer l’histoire du cinéma. Dans une ambiance plus sèche et plus tendue qui sait ménager ses effets avec brio, ce second opus parvient ainsi à se dégager de la saga bondienne pour être un grand film d’espionnage au suspense haletant qui jamais n’en démord.

Bons baisers de Russie propose ainsi un spectacle encore plus réussi que son prédécesseur et en s’emparant d’influences hitchcockiennes se hisse vers le haut de gamme d’un film d’espionnage haletant et sans temps mort, faisant vivre à James Bond une aventure qui a des allures de jouissif train d’enfer. From Bond, with love.

Nos Focus sur George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton et Pierce Brosnan dans la peau de James Bond sont disponibles.

Bons baisers de Russie est disponible en VOD, Blu-ray, DVD et coffret intégral.

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Détails :

Date de sortie
11 octobre 1963
Genres
Action, Thriller, Aventure
Résumé
Venise, Kronsteen, grand champion d'échecs et membre du Spectre, a été chargé par Blofeld de rallumer la guerre froide entre l'Est et l'Ouest. Avec l'aide de Rosa Klebb, ex-chef des services secrets soviétiques, il a mis au point une stratégie qui passe par Istanbul et le vol du nouveau lecteur de déchiffrement soviétique. Persuadé que les britanniques vont mordre à l'hameçon qu'il leur tend et qu'ils vont envoyer sur place James Bond, il charge Klebb de recruter une jeune femme au sein du consulat russe, dont le rôle sera de séduire Bond, de l'aider à s'emparer du lecteur et de le livrer à un redoutable tueur, Red Grant. La première partie du plan de Kronsteen se déroule sans anicroche. Bond arrive à Istanbul et y rencontre Kerim Bey qui dirige les services de renseignements britanniques en Turquie. Il apprend ainsi que Tatiana Romanova est prête à passer à l'Ouest en leur donnant le lecteur.
Durée
1 h 58 min
Production
United Artists, Eon Productions, Danjaq, Metro-Goldwyn-Mayer
Acteurs
Sean Connery, Daniela Bianchi, Lotte Lenya, Bernard Lee, Desmond Llewelyn, Lois Maxwell, Pedro Armendáriz, Robert Shaw, Vladek Sheybal, Eunice Gayson, Walter Gotell, Francis de Wolff, Nadja Regin, Aliza Gur, George Pastell, Martine Beswick, Jan Williams, Peter Madden, Anthony Dawson

Critique écrite par : Kantain

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