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Notre classement de la saga James Bond, du pire au meilleur
4.8 (4)

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Durant un peu plus d’un mois, nous nous sommes plongés dans la saga dédiée au célèbre agent double initiée en 1962 et qui compte aujourd’hui 24 films, en attendant patiemment la sortie de Mourir peut attendre. Voici notre classement, du pire au meilleur.

Durant près de soixante années, la saga James Bond aura su, au gré de différents visages et genres, passer les époques et les générations et ainsi inscrire son héros dans la légende du cinéma. De la classe et du prestige de Sean Connery aux opus volontiers plus colorés de Roger Moore en passant par la froideur 80’s d’un Timothy Dalton les volets beaucoup plus tournés vers l’action de Pierce Brosnan, et les opus plus secs et contemporains de Daniel Craig, James Bond a ainsi eu au cours de ses longs états de services diverses vies et visages, que nous nous sommes échignés à explorer dans ses moindres tréfonds. Ayant parcouru le monde, eu les plus belles femmes à son bras et ayant vaincu les pires antagonistes, voici donc notre classement des 24 opus de la saga, du pire au meilleur, toujours au service secret de sa majesté le cinéma.

24. Meurs un autre jour (2002)

De quoi ça parle ? Pierce Brosnan endosse une dernière fois, et sans vraiment le savoir, le costume de James Bond dans un opus tranchant net avec les deux précédents opus oubliables portés par l’acteur, censé célébrer les 40 années de la franchise. Dans un récit se tournant pour la première fois vers les images de synthèse (qui ont affreusement vieilli) et un récit teinté de science-fiction, un Bond emprisonné en Corée du Nord tentera de remonter la piste d’un assassin venu du pays de Kim Jong-Un sur fond de trafic de diamants et de palais des glaces.

Pourquoi c’est nul ? Parce Meurs un autre jour, en plus de ses hideuses images de synthèse, s’approche volontiers plus du plaisir coupable que de l’opus Bondien pur jus. S’évertuant à respecter un cahier des charges de mauvais goût débuté par l’affreux titre de Madonna, le film de Lee Tamahori relève ainsi plus du film jouet et d’un véritable moment gênant d’une saga qui a pourtant su se relever de bien des tempêtes. L’on saura à l’avenir que la science-fiction ne réussit guère à l’agent 007 et que Pierce Brosnan quitte son rôle dans une bien fâcheuse posture. Ici, James Bond devient Gèle Bond.

Pour retrouver notre critique complète de Meurs un autre jour, c’est par ici.

Focus James Bond (4/5) Dans la peau de Pierce Brosnan
© EON Productions, MGM, Danjaq United Artists

23. Le Monde ne suffit pas (1999)

De quoi ça parle ? James Bond est chargé de protéger Elektra King, campée par Sophie Marceau, fille d’un magnat du pétrole qui vient d’être assassiné. Cette dernière a été kidnappée auparavant par le terroriste connu sous le nom de Renard, mais Bond se doute que le coupable n’est pas celui qu’on croit…

Pourquoi c’est bof ? Parce qu’après le déjà très oubliable Demain ne suffit pas, la saga applique une recette de divertissement bourrin dénuée de magie et de charme. Malgré les gadgets et les codes chers à la franchise ingérés et replacés sans aucune imagination, tout cela ne paraît que comme une simple opération qui ne fait que du mythique agent un héros comme on en fait mille. L’occasion de se dire que Bond ne suffit pas à faire un bon film.

Pour retrouver notre critique complète de Le Monde ne suffit pas, c’est par ici.

Focus James Bond (4/5) Dans la peau de Pierce Brosnan
© EON Productions, MGM, Danjaq United Artists

22. Demain ne meurt jamais (1997)

De quoi ça parle ? Demain ne meurt jamais se déleste de la Guerre Froide pour se concentrer sur un sujet beaucoup plus moderne en suivant un antagoniste magnat de la presse qui voudrait provoquer ni plus ni moins qu’une Troisième Guerre Mondiale entre la Chine et le Royaume-Uni pour des intérêts de diffusion exclusifs négociés avec un général chinois. 

Pourquoi c’est bof ? Demain ne meurt jamais n’est ainsi qu’un sympathique divertissement, certes empli de fulgurances mais qui par son rythme endiablé oublie de donner un peu de chair à ses personnages qui semblent ici n’obéir qu’à un cahier des charges uniquement tourné vers le divertissement et une action sans failles. C’est d’autant plus dommage que GoldenEye avait réussi à merveille à manier l’héritage du célèbre espion tout en n’omettant pas un déluge d’action beaucoup plus jouissif et incarné. Si Demain ne meurt sûrement jamais, l’on pourra cependant aisément l’oublier.

Pour retrouver notre critique complète de Demain ne meurt jamais , c’est par ici.

Focus James Bond (4/5) Dans la peau de Pierce Brosnan
© EON Productions, MGM, Danjaq United Artists

21. Vivre et laisser mourir (1973)

De quoi ça parle ? Après les meurtres de plusieurs agents britanniques, Bond se met à l’heure du succès de la blaxploitation dans un film teinté de culte vaudou et de trafiquants d’héroïnes dans les décors d’Harlem et La Nouvelle Orléans.

Pourquoi c’est bof ? Lorsque le grand moment de bravoure du film se trouve ainsi être une poursuite nautique de plus de 10 minutes, Vivre et laisser mourir peut alors pleinement s’apprécier comme une sympathique aventure qu’un réel divertissement Bondien pur jus. Sauvé in-extremis par un final pétaradant quelque peu inattendu qui tranche avec le rythme plat du film de Guy Hamilton, ce huitième opus est une remise en route modeste de la saga, où Moore assure la carte charme mais sans l’entrain nécessaire pour insuffler à ce Vivre et laisser mourir une véritable tension.

Pour retrouver notre critique complète de Vivre et laisser mourir, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Roger Moore
© EON Productions

20. Les diamants sont éternels (1971)

De quoi ça parle ? James Bond se lance à la recherche d’un trafiquant de diamants, à Amsterdam, et se retrouve face au terrifiant Blofeld. Ce dernier est en passe de finir la construction d’un gigantesque laser d’une puissance terrifiante, à l’aide de tous les diamants qu’il a rassemblés, pour détruire Washington.

Pourquoi c’est bof ? Semblant revisiter des situations auxquelles il a dû faire face dans nombre d’épisodes, Bond semble ici comme un visiteur de sa propre saga, tentant maladroitement de briller sous les lumière clinquantes de Las Vegas. Les diamants sont éternels reproduit ainsi les erreurs commises dans On ne vit que deux fois pour un opus décevant et répétitif qui n’a rien de nouveau à offrir que le sublime titre de Shirley Bassey, qui dépasse ainsi en élégance et en sensualité l’intégralité du film de Guy Hamilton. Pour un dernier opus avec Sean Connery, c’est plus que décevant.

Pour retrouver notre critique complète de Les diamants sont éternels, c’est par ici.

Les Diamants sont éternels :
© EON Productions, Danjaq

19. Rien que pour vos yeux (1981)

De quoi ça parle ? Un bateau espion du Royaume-Uni, sombre dans les eaux albanaises après avoir heurté une mine, engloutissant avec lui l’ATAC, système top secret de lancement de missiles. Les services secrets britanniques déclenchent une opération sous-marine discrète pour récupérer l’appareil…

Pourquoi c’est bof ? Dépouillant James Bond de ses gadgets pour nous en dire plus sur l’homme, Rien que pour vos yeux se lance pourtant dans une démonstration très creuse. Il est d’autant plus frustrant que trouver Bond enfin réellement confronté à son passé était un début prometteur après les excentricités montées au summum de Moonraker. Cependant, ce dernier assurait le spectacle et était doté d’une réelle menace, et aussi grossière soit-elle, elle permettait au film d’être un divertissement réussi, à l’instar de ce Rien que pour vos yeux qui fait de sa volonté d’en faire moins une excuse pour un film fainéant. De la poudre aux yeux.

Pour retrouver notre critique complète de Rien que pour vos yeux, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Roger Moore
© EON Productions

18. On ne vit que deux fois (1967)

De quoi ça parle ? Le gouvernement d’un pays asiatique veut provoquer un conflit armé entre les Etats-Unis et l’URSS. Afin de rester dans l’anonymat, il a confié cette mission au terrible SPECTRE. Encore une occasion pour James Bond de démontrer toute l’étendue de son talent dans bien des domaines.

Pourquoi c’est bof ? On ne vit que deux fois est une désagréable sortie de route pour une saga qui nous avait pourtant habituée aux sommets. Flirtant dangereusement du côté du ridicule, Sean Connery délaisse son charisme pour une aventure bancale et fortement oubliable qui délaisse son affrontement tant désiré pour un film plat et désincarné. On ne repassera pas une deuxième fois.

Pour retrouver notre critique complète d’On ne vit que deux fois, c’est par ici.

Focus James Bond (1/5) Dans la peau de Sean Connery
© EON Productions

17. Quantum of Solace (2008)

De quoi ça parle ? Bond poursuit sa quête vengeresse après le décès de Vesper Lynd et tombe sur Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable déterminé à faire main basse sur les ressources naturelles de la planète.

Pourquoi c’est bof ? Si dans son ultime scène, le film prend enfin le temps de donner à James Bond et à M quelques prémices de la formidable relation initiée dans Casino Royale, le plaisir arrive cependant bien trop tard. Parce que Quantum of Solace s’est contenté de tirer à vue sans jamais n’avoir aucune perspective de son projet et des ses personnages, le film rate irrémédiablement sa cible. Et nous aussi.

Pour retrouver notre critique complète de Quantum of Solace, c’est par ici.

© EON Productions, MGM

16. Octopussy (1983)

De quoi ça parle ? Après le meurtre de 009, Bond file en Inde et croise la route de Kamal Kahn et avec l’aide d’Octopussy, numéro une d’un réseau criminel, devra désamorcer une bombe nucléaire…

Pourquoi c’est bof ? Divertissement malheureusement sans accrocs, Octopussy n’est finalement qu’une mission bien trop sage. Reprenant la sécheresse de mise en scène qui avait fait beaucoup de tort à son Rien que pour vos yeux, John Glen paraît ici comme un technicien générique n’obéissant qu’à un cahier des charges trop bien établi. Malgré ses séduisantes tentacules, Octopussy ne paraît ainsi que comme un poisson d’eau douce sympathique plutôt que comme ce poulpe terrifiant orné de nombreuses tentacules.

Pour retrouver notre critique complète d’Octopussy, c’est par ici.

© EON Productions

15. 007 Spectre (2015)

De quoi ça parle ? Un message énigmatique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico City puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la magnifique et inaccessible veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant l’existence d’une redoutable organisation baptisée SPECTRE.

Pourquoi c’est bof ? Derrière ses luxueux atouts, 007 Spectre n’est ainsi que le fantôme de Skyfall, ersatz désincarné et dévitalisé jusqu’à la moelle d’un opus qui revêt en plus des habits bien trop grands pour lui. Aussi beau que froid, ce 007 Spectre n’est ainsi qu’un vaisseau fantôme, et même si selon ca citation les morts parlent, le film aurait finalement dû se contenter de les laisser dormir.

Pour retrouver notre critique complète de 007 Spectre, c’est par ici.

007 Spectre :
© EON Productions, MGM, Columbia Pictures, Danjaq

14. Moonraker (1979)

De quoi ça parle ? James Bond enquête sur la disparition d’une navette spatiale américaine, « Moonraker », confiée au gouvernement britannique.

Pourquoi c’est pas trop mal : Malgré son projet certes opportuniste mais étonnamment logique qui suivait les gigantesques desseins de l’antagoniste mégalo du précédent opus, Moonraker tente de reproduire la formule magique en forçant le trait, s’encombrant d’un final spatial passablement raté. Laissant de côté le charme pour une surenchère parfois outrancière qui verse dans le comique avec un goût plus que prononcé, ce onzième opus s’apprécie comme un banquet trop copieux que l’on quitterait le ventre trop plein. Prêt à éclater.

Pour retrouver notre critique complète de Moonraker, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Roger Moore
© Les productions Artistes associés, EON Productions, Danjaq

13. Tuer n’est pas jouer (1987)

De quoi ça parle ? Bond est chargé de chaperonner une mission d’exfiltrage du général russe Koskov à l’Ouest. Celui-ci apprend alors aux services secrets britanniques que l’opération Smiert Spionom (« Mort aux espions ») aurait été déclenchée par un autre général, le général Pushkin, qui tente de prendre le pouvoir. L’unique solution serait d’assassiner ce général soviétique, lors de l’un de ses voyages à Tanger. James Bond est chargé de cette mission.

Pourquoi c’est pas si mal ? Malgré le nouveau visage de Timothy Dalton, c’est malheureusement toujours le même moteur qui tourne dans ce Tuer n’est pas jouer. Restant, malgré des décors toujours aussi dépaysants, sur la même route, ce quatorzième opus nous rappelle que copier n’est pas gagner, mais bel et bien tricher.

Pour retrouver notre critique complète de Tuer n’est pas jouer, c’est par ici.

© EON Productions, United Artists

12. Permis de tuer (1989)

De quoi ça parle ? Après le meurtre de la femme de son ami Felix Leitter, Bond part dans une quête vengeresse sur les traces du baron de la drogue Franz Sanchez.

Pourquoi c’est bien ? Si cette volonté d’un récit plus sombre épousant à merveille les traits de son nouvel acteur et plusieurs belles idées font ainsi de ce Permis de tuer une belle réussite, elle se retrouve cependant rattrapée par les incessantes mimiques d’une saga qui se doit d’assurer un divertissement total en ne sortant qu’un peu de sa route trop bien tracée. Permis de tuer se savoure cependant comme un écart de route fort sympathique.

Pour retrouver notre critique complète de Permis de tuer, c’est par ici.

FOCUS SUR … JAMES BOND : DANS LA PEAU DE Timothy Dalton
© EON Productions, Danjaq

11. Dangereusement vôtre (1985)

De quoi ça parle ? James Bond découvre que les Soviétiques détiennent une puce ultrasophistiquée ressemblant étrangement à celle des Britanniques et soupçonne Max Zorin, patron d’une écurie de courses, d’être à l’origine de cette fuite vers l’Est. En apprenant que Zorin veut détruire Silicon Valley, Bond tente de contrecarrer ses plans…

Pourquoi c’est bien ? Si l’on pardonnera au film ses quelques baisses de rythme, c’est qu’il convoque avec un sens aigu du spectacle tout ce que les Bond de Roger Moore ont su nous offrir de meilleur, tout en faisant grimper à l’agent des sommets que John Glen s’échigne à suivre avec talent. Convoquant le passé et le futur tout en appliquant les codes de la saga dans un spectacle total à la hauteur, Roger Moore quitte Bond sous les honneurs. Dangereusement nôtre.

Pour retrouver notre critique complète de Dangereusement vôtre, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Roger Moore
©EON Productions, Danjaq, Metro-Goldwyn-Mayer, United Artists

10. James Bond 007 contre Dr. No (1962)

De quoi ça parle ? James Bond se rend en Jamaïque enquêter sur la disparition de deux agents. Sur place, l’espion va devoir affronter Le “Spectre”, une puissante organisation criminelle qui vise à la domination du monde, personnifiée par le redoutable Dr No.

Pourquoi c’est bien ? Véritable bible du film d’espionnage et film minéral d’une saga qui définit sans encombres toute l’essence d’un personnage en enchaînant avec un tempo millimétré nombre de scènes devenues cultes et indissociables du personnage, James Bond contre Dr. No souffre cependant de ses évidentes limites, réhaussées par son trio d’acteurs et la rencontre entre un acteur et un rôle qui marqueront à jamais l’histoire du cinéma, Sean Connery et James Bond.

Pour retrouver notre critique complète de James Bond 007 contre Dr. No, c’est par ici.

James Bond 007 contre Dr No : L'essentiel
© EON Productions

9. L’homme au pistolet d’or (1974)

De quoi ça parle ? Bond est envoyé à la recherche de l’Agitateur Sol-X, un engin capable de capter l’énergie solaire avec un rendement de 90 %. Il fait équipe avec l’agent Mary Bonnenuit contre Francisco Scaramanga, dit l’Homme au pistolet d’or.

Pourquoi c’est bien ? Christopher Lee offre l’un des meilleurs antagonistes à James Bond dans un séduisant jeu de miroir où les deux faces d’une même pièce s’affronteront dans un Bond pop et coloré, épousant à merveille le clinquant pistolet d’or qui donne son nom au film. Dénué de trafics internationaux et de hordes d’hommes de mains, Bond peut enfin respirer et laisser Roger Moore lui offrir ses traits charmeurs et hauts en couleurs pour l’amener vers le culte qu’on lui voue toujours aujourd’hui.

Pour retrouver notre critique complète de L’homme au pistolet d’or, c’est par ici.

© EON Productions

8. L’Espion qui m’aimait (1977)

De quoi ça parle ? L’espion qui m’aimait voit Bond faire équipe avec une espionne russe pour tenter d’élucider les mystérieuses disparitions de sous-marins nucléaires russes et britanniques.

Pourquoi c’est bien ? L’espion qui m’aimait réussit ainsi sa mission avec brio. En jouant à fond sur tous les plans de ce que la saga a su offrir de meilleur dans un film certes géré avec efficacité mais n’en oubliant néanmoins pas le charme, ce dixième opus démontre avec brio que Bond en a encore sous le capot. Et que l’on peut aisément continuer à aimer l’espion , sans en rougir.

Pour retrouver notre critique complète de L’Espion qui m’aimait, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Roger Moore
© EON Productions

7. GoldenEye (1995)

De quoi ça parle ? Bond doit arrêter un terroriste, qui a mis la main sur un satellite d’armement soviétique top secret, le Goldeneye, avant qu’il ne puisse s’en servir.

Pourquoi c’est bien ? Martin Campbell convoque tous les motifs de la saga, de la base secrète planquée et ses décors aux armes nucléaires et aux fameux gadgets pour véritablement les dynamiter dans de prenants morceaux de bravoures mis en exergue par une poursuite où James Bond lui-même se chargera du dépoussiérage au volant d’un tank. De la France à la Sibérie en passant par Cuba, l’humour explosif de Pierce Brosnan rayonne dans un divertissement total qui applique cependant un cahier des charges entièrement revisité pour véritablement inscrire la saga dans le temps présent. GoldenEye finit non pas de nous susurrer mais bel et bien par nous l’exploser en pleine face : Bond est un homme d’action inscrit dans son époque. Et c’est reparti pour un tour.

Pour retrouver notre critique complète de GoldenEye, c’est par ici.

Focus James Bond (4/5) Dans la peau de Pierce Brosnan
© EON Productions, United Artists

6. Au service secret de sa Majesté (1969)

De quoi ça parle ? Au service secret de sa Majesté ne voit ainsi Bond confronté qu’à deux personnages essentiels de son histoire : D’un côté Blofeld, némésis incontournable qui revient une fois de plus avec la volonté d’empoisonner la planète, et Tracy, comtesse perdue et véritable femme de sa vie…

Pourquoi c’est bien ? Il est regrettable que la saga n’ait pas poursuivi ce ton plus sec et humain en poursuivant la quête d’un Bond qui se conclut sur des notes beaucoup plus tragiques. S’il a un temps été oublié et boudé, Au service secret de sa majesté se hisse pourtant facilement dans les opus les plus réussis de la saga. Parce qu’en plus de remplir son contrat, il touche enfin la corde sensible, et que l’on voit enfin le célèbre agent double comme un humain avec un cœur et des sentiments qui vont bien au-delà de son engagement pour la Reine d’Angleterre et d’une énième mission, ce dixième opus mérite d’être réévalué. Et aimé comme il se doit.

Pour retrouver notre critique complète d’Au service secret de sa Majesté, c’est par ici.

Focus sur … James Bond : Dans la peau de Georges Lazenby
© EON Productions

5. Opération Tonnerre (1965)

De quoi ça parle ? Dans Opération Tonnerre, parce que l’heure est grave et que des missiles atomiques ont étés dérobés par l’Organisation SPECTRE contre une forte somme d’argent, tous les agents double se trouvent pour la première fois réunis. Bond fait ainsi une fois de plus équipe avec l’agent de la CIA Félix Leitter.

Pourquoi c’est si bien ? Opération Tonnerre est un divertissement à l’ambition démesurée qui jamais n’en démord, le film de Terrence Young est ainsi un spectacle total qui comme Bons baisers de Russie se voit mené à un train d’enfer. Maîtrisant ses scènes d’action avec brio, ce troisième opus s’avère être un condensé parfait d’une franchise qui a ici monté tous les curseurs pour mener son film vers le divertissement total et explosif. Si l’on regrettera un antagoniste et des personnages moins jouissifs et bavards que les précédents opus qui se trouvent ici noyés sous le torrent d’action du récit, Opération Tonnerre est un quatrième opus pétaradant et prenant qui se donne pleinement le moyen de ses grandes ambitions. Opus volontiers plus militaire porté sur une action qui jamais ne ralentit, le film de Terrence Young inaugure ainsi un James moins Bond mais plus Bombe. Mais avec un tuba.

Pour retrouver notre critique complète d’Opération Tonnerre, c’est par ici.

Sinon, on fait s’affronter Opération Tonnerre et Jamais plus Jamais dans notre Versus.

Focus James Bond (1/5) Dans la peau de Sean Connery
© EON Productions

4. Goldfinger (1965)

De quoi ça parle ? Bond est confronté à un homme beaucoup plus puissant que lui en la personne d’Auric Goldfinger, l’homme le plus riche du monde qui projette de braquer Fort Knox.

Pourquoi c’est si réussi ? Dans un divertissement encore plus spectaculaire que les précédents opus, tant au niveau de ses décors que de son action, et d’un final où la tension renoue avec la superbe de son prédécesseur, Guy Hamilton garnit ainsi intelligemment la saga tout en ne comptant jamais sur ses formidables acquis. Bond n’est ainsi plus qu’un ingénieux enquêteur face à un antagoniste qui dévoilera sa cruauté jusque dans les dernières minutes d’un duel où le célèbre agent double ne pourra se différencier une fois de plus que grâce à son charme et son ingéniosité, Goldfinger déjoue ainsi rapidement les attentes et gagne en superbe et en prestige. Une route pavée d’or alors semble s’offrir au célèbre agent et à la saga.

Pour retrouver notre critique complète de Goldfinger, c’est par ici.

Goldfinger :
© EON Productions

3. Bons Baisers de Russie (1963)

De quoi ça parle ? Le MI6 reçoit un message d’une secrétaire russe du consulat soviétique à Istanbul, Tatiana Romanova, leur proposant de leur apporter un décodeur top secret appelé Lektor, à condition qu’on l’aide à fuir à l’ouest. En réalité, elle a été engagée sans le savoir par Rosa Klebb, membre important du SPECTRE et ancien colonel du KGB, afin d’éliminer James Bond.

Pourquoi c’est si réussi ? Parce qu’il choisit une route semée d’embûches dont son héros n’est plus le cerveau, Bons baisers de Russie réussit ainsi brillamment à faire évoluer son héros et sa saga sur des bases encore plus solides d’une proposition de film d’espionnage haut de gamme aux influences hitchcockiennes parfaitement maîtrisées, le film de Terrence Young continue à mener vers le haut la route d’un héros charismatique qui avait tout pour marquer l’histoire du cinéma. Dans une ambiance plus sèche et plus tendue qui sait ménager ses effets avec brio, ce second opus parvient ainsi à se dégager de la saga bondienne pour être un grand film d’espionnage au suspense haletant qui jamais n’en démord.

Pour retrouver notre critique complète de Bons Baisers de Russie, c’est par ici.

Bons Baisers de Russie
© EON Productions

2. Casino Royale (2006)

De quoi ça parle ? Casino Royale marque la première mission de James Bond après l’obtention de son permis de tuer et son grade d’agent double. Il devra défier lors d’une partie de poker un banquier du terrorisme mondial, Le Chiffre

Pourquoi c’est si réussi ? Casino Royale se trouve ainsi être, en plus d’un véritable renouveau dans la saga, un opus important pour le personnage de James Bond. Travaillant enfin les creux laissés béants d’un personnage de son impitoyable noirceur jusqu’à l’apparition fugace d’une humanité enfouie, Casino Royale se délaisse des gadgets et des explosions pour filmer au plus près le trouble de personnages solitaires, dont les implosions intérieures se révèleront beaucoup plus impressionnantes que n’importe quelle pétaradante scène d’action. Au plus près des as de cœurs.

Pour retrouver notre critique complète de Casino Royale, c’est par ici.

Sinon, on est revenu sur le Casino Royale de 1967 ici.

© EON Productions

1. Skyfall (2012)

De quoi ça parle ? Laissé pour mort après une mission ratée en Turquie, l’agent britannique James Bond, réapparaît à Londres lorsqu’il apprend qu’un attentat a été commis contre le MI6. M est obligée de relocaliser l’Agence. Son autorité est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, Bond se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte les objectifs.

Pourquoi c’est le meilleur James Bond et un grand film ? Skyfall fait se confronter la saga à son lourd héritage tout en lui ouvrant une porte sur l’avenir. Dans un savant mélange de vieilles coutumes qui ont mené la saga au culte que l’on lui voue aujourd’hui et un vent de modernité bienvenue, Skyfall convoque ce que la saga a pu engendrer de pire comme de meilleur dans un opus qui déconstruit pour mieux sublimer le monument qu’est la saga James Bond. Le temps d’un film, la saga épouse ainsi ses vertigineuses limites dans ce tableau apocalyptique d’un ciel qui s’effondre, pour mieux entrevoir l’aube d’un avenir qui s’annonce radieux, d’une saga lestée de ses anciens démons, enfin prête à en affronter de nouveaux. Parce que Skyfall est bien plus qu’un opus anniversaire mais la relecture magistrale d’une saga qui s’effondre pour mieux se relever, Sam Mendes emmène enfin Bond tutoyer des sommets de cinéma. Au travers de figures d’une famille dysfonctionnelle et d’un passé que le film ose enfin affronter pour en tirer des desseins plus radieux et ouvrir la saga vers l’avenir, Skyfall paraît ainsi comme une parenthèse apocalyptique sublime. D’un ciel qui s’effondre jaillit enfin la lumière.

Pour retrouver notre critique complète de Skyfall, c’est par ici.

Skyfall : Reine Mère
© EON Productions

Nos Focus sur Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig dans la peau de James Bond sont disponibles.

Mourir peut attendre sortira peut-être un jour au cinéma.

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